Royaume de Dál Riada


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Dál Riata ou Dál Riada est un royaume gaël comprenant une partie du nord-est de l'Irlande et de l'ouest de l'Écosse de chaque côté du Canal du Nord. À son apogée à la fin du vie siècle et au début du viie siècle, il comprenait ce qui est aujourd'hui l'Argyll en Écosse et une partie de l'actuel comté d'Antrim d'Ulster, en Irlande du Nord.

En Argyll, il était réparti en quatre principaux clans qui avaient chacun leur propre chef :


Cenél Loairn (clan de Loarn), dans le nord et moyen Argyll, qui donne son nom à la région du Firth of Lorn1 ;

Cenél nÓenguso (clan d'Óengus), basé sur Islay ;

Cenél nGabráin (clan de Gabrán), dans le Kintyre ;

Cenél Comgaill (clan de Comgall), basé dans l'est de l'Argyll, qui donne son nom au district de Cowal1.

Les sources latines qualifient souvent les habitants du Dál Riata de Scots (Scoti), un nom primitivement attribué par les auteurs grecs et romains aux Irlandais qui effectuent des raids dans la Bretagne romaine. Plus tard, il désigne les locuteurs vieux gaélique d'Irlande ou d'ailleurs3. Ils sont désignés comme Gaels, ou comme Dál Riatans4.


On estime que la colline fortifiée de Dunadd est leur capitale. Les autres forts royaux comprennent Dunollie, Dunaverty (en) et Dunseverick. Le Dál Riata inclut également l'important monastère d'Iona, qui joue un rôle clé dans la diffusion du christianisme celtique dans tout le nord de la Bretagne et dans le développement d'un art insulaire (en). Iona, qui est un centre d'étude, produit de nombreux et importants manuscrits. Le Dál Riata est également une puissance maritime et dispose d'une forte flotte.


Le Dál Riata est réputé avoir été fondé par le légendaire roi Fergus Ier de Dal Riada (Fergus le Grand) au Ve siècle. Le royaume atteint son apogée sous Áedán mac Gabráin (r. 574–608). Pendant son règne la puissance et l'influence du Dál Riata se développent ; il mène une expédition aux Orcades et à l'Île de Man, et attaque le royaume Brittonique de Strathclyde et les Angles du royaume de Bernicie. Toutefois, le roi Æthelfrith de Bernicie le met en échec lors de la Bataille de Degsastan en 603. De sérieux revers en Irlande et en Écosse pendant le règne de Domnall Brecc (mort en 642) terminent l'« âge d'or » du Dál Riata, et le royaume devient pour une temps un client de la Northumbrie. Dans la décennie 730, le roi picte Óengus Ier mène des campagnes contre le Dál Riata et le place sous la souveraineté picte en 741. Il y a un désaccord sur le sort du royaume à partir de la fin du VIIIe siècle.


Certains érudits n'ont vu aucun redressement de la puissance du Dál Riata après la longue période de domination étrangère (vers 637 à 750/760), tandis que d'autres estiment qu'il a connu une renaissance sous Áed Find (748-778) car certains événements indiquent que le Dál Riata s'empare alors du royaume de Fortriú. À partir de 795, on enregistre des raids sporadiques des Vikings dans le Dál Riata. Dans le siècle suivant, s'opère la fusion des couronnes de Dál Riata et du royaume des Pictes former le royaume d'Alba. Des sources indiquent que Cináed mac Ailpín (Kenneth MacAlpin) est roi de Dál Riata avant de devenir roi des Pictes en 843, à la suite d'une désastreuse défaite des Pictes face aux Vikings5.



Le nom Dál Riata est dérivé du vieil irlandais. Dál, apparenté à l'anglais dole et deal, à l'allemand Teil / Theil, et au Latin tāliō dont sont issus le français taille et Italien taglia, qui signifient « portion » ou « part » (ici avec le sens d'une « portion de pays »); « Riata ou Riada » est réputé être un nom de personne Caibre Riata. De ce fait, il se réfère à la part de « Riata » dans les territoires de cette région.

Dál Riata s'étend sur les deux rives du canal du Nord et comprend une partie de l'ouest de l'Écosse et du nord-est de Irlande. En Écosse, il correspond à l' Argyll (dont le nom provient de Airer Goídel, « côte des Gaels ») et plus tard inclut Skye. En Irlande, il occupe le nord est du comté d'Antrim, et correspond globalement aux Baronnies de Cary et de Glenarm.

Carte du Dál Riata à son apogée, vers 580–600. les domaines des Pictes sont marqués en jaune.

Le paysage humain moderne de Dál Riata diffère beaucoup de celui du premier millénaire. La plupart des gens vivent aujourd'hui dans des agglomérations beaucoup plus grandes que tout ce que l'on connaissait autrefois, alors que certaines régions, comme Kilmartin, et de nombreuses îles, comme Islay et Tiree, avaient probablement autant d'habitants qu'aujourd'hui.

Beaucoup de petites agglomérations ont maintenant disparu, de sorte que la campagne est beaucoup plus vide qu'autrefois, et de nombreuses zones qui étaient autrefois cultivées sont maintenant abandonnées. Même le paysage physique n'est pas entièrement tel qu'il était : les niveaux de la mer ont changé et la combinaison de l'érosion et de l'envasement aura considérablement modifié la forme de la côte à certains endroits, tandis que l'accumulation naturelle de tourbe et de tourbe -coupe ont modifié les paysages intérieurs

Comme cela était normal à l'époque, l'agriculture de subsistance était l'occupation de la plupart des gens. Avoine et orge étaient les principales cultures céréalières. Le pastoralisme était particulièrement important, et la transhumance (le mouvement saisonnier des gens avec leur bétail entre les pâturages d'été et d'hiver fixes) était la pratique dans de nombreux endroits. Certaines zones, notamment l'Islay, étaient particulièrement fertiles et un bon pâturage aurait été disponible toute l'année, tout comme en Irlande. Tiree était célèbre plus tard pour son avoine et son orge, tandis que des îles plus petites et inhabitées étaient utilisées pour garder les moutons. La zone, jusqu'à récemment, était remarquable pour ses pêcheries côtières, et pour les mollusques et crustacés en abondance, les fruits de mer ont probablement joué un rôle important.

Le Senchus Fer n-Alban donne la liste des trois principaux groupes du Dál Riata en Écosse, avec un quatrième qui s'y est adjoint plus tard:

  • le Cenél nGabráin, au Kintyre, supposé être constitué par les descendants de Gabrán mac Domangairt ;
  • le Cenél nÓenguso, à Islay et Jura, les descendants supposés de Óengus Mór mac Eirc ;
  • le Cenél Loairn, à Lorne, peut-être aussi sur Mull et en Ardnamurchan, supposés peuplé par les descendants de Loarn mac Eirc ;
  • le Cenél Comgaill, au Cowal et dans Bute, une addition postérieur, supposée constituée par les descendants Comgall mac Domangairt.

Le Senchus ne mentionne aucune famille en Irlande, mais énumère une famille apparemment très mineure appelée Cenél Chonchride à Islay, descendante d'un autre fils de Erc, Fergus Becc. Un autre parent, Cenél Báetáin de Morvern (plus tard Clan Mac Innes), a quitté le Cenél Loairn à peu près au même moment où Cenél Comgaill s'est séparé de sa parenté. Le district de Morvern était autrefois connu sous le nom de Kinelvadon, d'après le Cenél Báetáin.

Le Cenél Loairn a peut-être été le plus grand des « trois tribus », selon le Senchus, qui le divise en Cenél Shalaig, Cenél Cathbath, Cenél nEchdach et Cenél Murerdaig. Parmi les Cenél Loairn, il y a également les Airgíalla, mais il n'est pas clair si cela doit être compris comme étant des colons irlandais ou simplement une autre tribu à qui la dénomination a été appliquée. Bannerman propose de l'attribuer aux Uí Macc Uais.

Parmi les centres de pouvoir royal du Dál Riata, Dunadd apparaît comme le plus important. Il a été partiellement fouillé, et des armes, des pierres de meule destinées à la minoterie, de nombreux moules pour la fabrication de bijoux ont été trouvés en plus des fortifications. Parmi les autres matériaux de prestige figuraient la verrerie et les amphores de vin de Gaule, et en plus grande quantité que ce qu'on trouve ailleurs en Grande-Bretagne et en Irlande. Les centres de moindre importance comprennent Dun Ollaigh, siège des rois du Cenél Loairn, et Dunaverty, à l'extrémité sud du Kintyre, dans le domaine du Cenél nGabráin. Le principal centre royal en Irlande semble avoir été Dunseverick (Dún Sebuirge).

Le Dál Riata avait développé une forte culture maritime. C'était un archipel avec de nombreuses îles et péninsules. Ceci, et la difficulté de voyager par voie de terre, impliquait que le voyage par la mer était le moyen le plus facile de se déplacer sur n'importe quelle distance. Outre le commerce à longue distance, le commerce local devait également être important. Les currachs étaient probablement les embarcations de mer les plus communes et, dans les eaux intérieures, des pirogues et des coracles étaient utilisés. Les grands navires de bois, appelés «longs navires», peut-être semblables aux navires vikings du même nom, sont attestés dans diverses sources. Le Dál Riata disposait également d'une grande flotte de guerre avec des marins qualifiés, capables d'entreprendre des expéditions de grande envergure. . Il avait un système organisé pour équiper la flotte. Les maisons (familles) avaient été regroupées par vingt pour le recrutement naval, chaque groupe devant fournir un quota de 28 rameurs.


Il n'existe pas de récits évoquant le Dál Riata pré-chrétien, et les premières informations connues proviennent des chroniqueurs d'Iona et des monastères irlandais. La Vita de Saint Colomba d'Adomnán décrit un Dál Riata chrétien. On ignore si cela est exact. La figure de Colomba occupe une place importante dans l'histoire du christianisme au Dál Riata. La vie d'Adomnán, bien qu'utile comme source, n'était pas destinée à servir d'histoire, mais plutôt l'hagiographie. Parce que l'écriture des vies des saints à l'époque d'Adomnán n'avait pas atteint les formules stylisées du haut Moyen Âge, la Vita contient beaucoup d'informations historiquement valables.

C'est aussi une source linguistique capitale indiquant la distribution entre les noms de lieux Gaéliques et P-Celtique dans le nord de l'Écosse à la fin du viie siècle. Il est de notoriété que Columba a eu recours à un traducteur pour s'entretenir avec un habitant de Skye. Cette preuve de l'existence d'un langage non gaélique est confirmée par une floraison de noms de lieux P-Celtique sur le continent éloigné en face de l'île.

Columba en fondant l'abbaye d'Iona dans les limites du Dál Riata, assurait au royaume aurait une grand importance dans le développement du christianisme dans le nord de la Bretagne non seulement chez les pictes mais aussi en Northumbrie, par intermédiaire de Lindisfarne, jusqu'en Mercie, et au-delà. Bien que le monastère de Iona soit dirigé par des abbés du Cenél Conaill des Uí Néill du nord et pas du Dál Riata, il a été très lié avec le Cenél nGabráin, des liens, notées dans les annales plus ou moins impartiales d'ailleurs.

Si Iona est le plus grand centre religieux du Dál Riata, il est loin d'y être unique. Lismore, dans le territoire du Cenél Loairn, est suffisamment important pour que les décès de ses abbés soit relevés fréquemment par les annales. Applecross, probablement fondé dans le territoire des Pictes, pendant une certaine période, et Kingarth sur Bute sont connus comme des implantations monastiques, auxquelles s'ajoutent beaucoup de petits sites, comme sur Eigg et Tiree, connus eux aussi des annalistes26. En Irlande, Armoy est le principal centre ecclésiastique dès premiers temps, associé avec Saint Patrick et Saint Olcán, est réputé en avoir été le premier évêque. Cet important centre religieux d'Armoy décline ensuite, à l'ombre des monastères de Movilla (Newtownards) et de Bangor dans le comté de Down.

En plus de leur importance spirituelle primordiale, la signification politique des centres religieux ne peut être écartée. Le prestige d'être associé au saint fondateur n'était pas négligeable. Les monastères représentaient une source de richesse aussi bien que de prestige. En outre, l'apprentissage et l'alphabétisation fournis dans les monastères ont servi d'outils utiles pour les souverains ambitieux.


Histoire

Le Duan Albanach (Chant des Scots) dit que trois fils de Erc : Fergus Mór, Loarn et Óengus—conquièrent Alba (l'Écosse) vers 500 ap. J.-C.. Bède le Vénérable présente une différente et probablement plus ancienne version dans laquelle le Dál Riata est conquis par les Gaëls irlandais menés par un Reuda. Le vieux gaélique Dál signification "portion" ou "part", étant habituellement suivi par le nom du fondateur éponyme6. Le récit de Bède à la même source que la tradition irlandaise, relative à Caibre Riata et ses frères, le Síl Conairi (fils/descendants de Conaire Mór / Conaire Cóem). L'histoire du Dál Riata passe du mythe fondateur à quelque chose de proche de l'histoire avec les mentions de la mort de Comgall mac Domangairt vers 540 et de son frère Gabrán vers 560.

La version de l'histoire du Duan Albanach a été longtemps acceptée bien qu'elle soit précédée du récit totalement fictif de la conquête de la Bretagne par Albanus et Brutus. La présence du gaélique en Écosse a été considéré comme le résultat d'une migration à grand échelle d'Irlande, ou une prise de contrôle par une élite de locuteurs irlandais gaéliques. Toutefois cette théorie n'est plus universellement acceptée. Dans un contre rendu académique Qui sont les Scots irlandais?, l'archéologue Dr Ewan Campbell affirme qu'il n'y à pas de trace archéologique où de non de lieu mettant en évidence une migration ou une prise de contrôle.

Toutefois le Dál Riata apparaît lorsqu'une grande instabilité s'installe en Ulster, à la suite de la perte de territoire par l'Ulaid dont l'ancien centre royal d'Emain Macha conquis par l'Airgíalla et des Uí Néill. Si les deux parties de Dál Riata étaient depuis longtemps unies, ou si une conquête au IVe siècle ou au Ve siècle, soit de l'Argyll, vers l'Antrim, ou vice versa, en conformité avec le mythe, n'est pas connue. "La prospérité de Dalriada", note que la conquête par le Dál Riata irlandais en Écosse, dans la période qui a suivi la chute d'Emain Macha, correspond aux faits ainsi qu'à toute autre hypothèse. Les preuves linguistiques et généalogiques associent les ancêtres du Dál Riata avec les préhistoriques Iverni et Darini, suggérant que avec les Ulaid et un nombre d'autre fantomatiques royaumes dans le lointain Munster. Les Robogdii ont aussi été suggérés comme ancêtres possibles. Finalement le Dál Riata, selon les plus anciennes généalogies seraient issu de Deda mac Sin, un roi préhistorique des Érainn.

Vers le milieu du vie siècle, le Dál Riata en Écosse doit faire face à la sérieuse menace que représente Brude Ier, roi des Pictes, alors que la partie irlandaise doit affronter le Dál nAraidi d'Ulaid, ce qui le contraint à rechercher l'aide des Uí Néill du nord irlandais.

Dál Riata atteint sa plus grande expansion sous le règne de Áedán mac Gabráin, qui est réputé avoir été consacré par Colomba d'Iona, à qui un prédécesseur d'Áedán avait concédé l' île d'Iona au large de la côte d'Écosse. Columba, qui est également un prince du Cenél Conaill, négocie une alliance entre le Dál Riata et le Cenél Conaill, qui est une dynastie régnante des Uí Néill du nord, en 575 lors de la Convention de Druimm Cete près de Limavady41.où sont présents Columba, Áedán mac Gabráin, et Áed mac Ainmerech, roi des Uí Néill du nord et Ard ri Erenn.

Ce qui a été effectivement discuté à Druimm Cete lors d'un débat avec diverses suggestions c'est la question de définir le statut constitutionnel des deux parties de Dál Riata; pour déterminer le statut du Dál Riata irlandais avec son propre roi; alors que le Dál Riata devait devenir indépendant du Haut Roi d'Irlande; Notamment le fait que la partie irlandaise devait payer le tribut à l'Ard ri Erenn et le soutenir sur terre avec ses forces, alors que la partie écossaise pouvait être indépendante mais soutenir le Haut-roi avec sa flotte si ce dernier le demandait; le retrait de Dál Riata du royaume d'Ulaid, lui permettait de se concentrer sur l'extension de son domaine écossais. Ce qui est certain c'est que les deux parties du royaume avait un ennemi commun le Dál nAraidi.

Ce pacte entre le Dál Riata et le Cenél Conaill ouvre une période de succès au royaume, d'abord la défaite de Báetán mac Cairill, roi de Dál nAraidi, ce qui permet à Áedán d'effectuer des campagnes contre ses voisins, aussi loin que les Orcades et la région Maeatae, de la River Forth. Áedán apparaît avoir rencontré le succès en étendant son pouvoir, jusqu'à se retrouver face à face avec la Bernicie dont il rencontre le roi Æthelfrith à la Degsastan c. 603. Le frère d' Æthelfrith est parmi les morts mais, Áedán est défait et les rois de Bernicie continuent leur pénétration dans le sud de l'Écosse Áedán meurt vers 608 âgé d'environ 70 ans. Le Dál Riata réussi encore à s'étendre sur Skye, peut-être conquise par le fils d'Áedán, Gartnait.

Il a été avancé que Fiachnae mac Báetáin (mort en 626), roi régional d'Ulaid du Dál nAraidi était le suzerain des deux parties du Dál Riata. Fiachnae fait campagne contre les Northumbriens, et assiège Bamburgh, et les Dál Riatans ont sans doute combattus lors de cette campagne.

En 629 le Dál Riata subit des pertes significatives lors de la bataille de Fid Euin où l'armée de Dál nAraidi, conduite par le roi Congal Cáech mac Scandláin, tue le roi Connad Cerr de Dál Riata ainsi que trois petit-fils d'Áedán mac Gabráin. It is suggested to have been an achievement that Dál Riata itself survived this battle. La même année le Cenél Conaill defait Congal Cáech lors de la bataille de Dún Ceithirn.

Dál Riata reste l'allié des Uí Néill du nord jusqu'au règne de Domnall Brecc, qui est persuadé par le roi de Dál nAraidi, Congal Cáech, de rompre son engagement. Lorsqu'il tente de s'attribuer le titre de Ard ri Erenn d'Irlande , Congal fait alliance avec le Dál Riata et le Strathclyde, le résultat de ce retournement d’alliance est la désastreuse Bataille de Magh Rath en 637, où Congal est tué par le Haut-roi Domnall mac Áedo des Uí Néill du nord et pour le le Dál Riata irlandais la perte de ses provinces écossaises. Un combat malheureux a également eu lieu sur mer a Sailtír, au large du Kintyre, en 637. Ces défaites sont attribuées à une punition divine de Domnall Brecc pour avoir renoncé son alliance antérieure. La politique de Domnall Brecc disparaît avec lui en 642 lorsqu'il subit une dernière et définitive défaite en trouvant la mort contre Eugein map Beli de Strathclyde à Strathcarron, jusqu'à la décennie 730, les armées et la flotte du Dál Riata combat aux côtés des Uí Néill.

Cette défaite brise la puissance de Dál Riata comme celle de Dál nAraidi, permettant au Nord Uí Néill de devenir la force dominante dans le nord de l'Irlande. Au Xe siècle, les domaines irlandais de Dál Riata étaient sous le contrôle des Uí Tuirtri et de leurs clients, les Fir Lí.

Il a été avancé que plusieurs des obscurs roi de Dál Riata mentionnés dans les Annales d'Ulster, tels Fiannamail ua Dúnchada et Donncoirce, auraient été des rois du Dál Riata irlandais.

Le contre coût de la Bataille de Moira pour le royaume écossais de Dál Riata est qu'il devient le tributaire des rois de Northumbrie, jusqu'à la défaite face au roi des Pictes Bruide mac Bili d'Ecgfrith de Northumbrie à Dun Nechtain en 685. Il n'est toutefois pas certain que cette sujétion cesse en 685, bien il soit habituellement assuré que c'est le cas. Cependant il semble que Eadberht Eating entreprend de stopper l’expansion de Pictes sous Óengus mac Fergusa qui avait écrasé le Dál Riata en 740. Ce qui pourrait signifier que la relation de tributaire n'avait pas cesser après 685, ou bien qu'Eadberht cherchait seulement à prévenir la montée en puissance du pouvoir picte.

Il a été ensuite avancé que le Dál Riata avait absorbé le royaume picte pour créer le royaume d'Alba, l'histoire postérieure du Dál Riata tend à être interprétée comme un prélude à ce futur triomphe. Les annales soulignent clairement que le Cenél Gabraín perd son antique monopole à exercer la souveraineté à la fin du viie siècle et au viiie siècle lorsque les rois du Cenél Loairn comme Ferchar Fota, son fils Selbach, et ses petits-fils Dúngal et Muiredach exercent sans conteste la royauté sur le Dál Riata. Cette longue période d'instabilité pour le Dál Riata se termine seulement avec la conquête du royaume par Óengus mac Fergusa, le roi des Pictes, au cours de la décennie 730. Après une 3e campagne d' Óengus en 741, Dál Riata disparaît des entrées des annales irlandaises pour une génération.

Áed Find apparaît en 768, combattant contre le roi picte de Fortriú. Lors de sa mort en 778 Áed Find est nommé « roi de Dál Riata », comme son frère Fergus mac Echdach en 781. Les Annales d'Ulster notent qu'un certain Donncoirche, "Roi de Dál Riata" meurt en 792, puis les mentions cessent.

De nombreuses théories ont été avancées pour reconstituer les générations manquantes, aucune n'est fondée sur des preuves solides. De nombreux rois sont nommés dans le Duan Albanach, et dans les généalogies royales, mais celles-ci sont moins fiables que nous ne le souhaiterions. La conclusion évidente est que qui que ce soit qui gouvernait les petits royaumes de Dál Riata après sa défaite et sa conquête dans les années 730, seuls Áed Find et son frère Fergus attirèrent une moindre attention des chroniqueurs d'Iona et d'Irlande. Cela conforte fortement la conclusion d'Alex Woolf qu'Óengus mac Fergusa "avait effectivement détruit le royaume".

Il est peu probable que Dál Riata ait été gouverné directement par les rois Pictes, mais il a été avancé que Domnall, fils de Caustantín mac Fergusa, a été roi de Dál Riata de 811 à 835. Il est apparemment suivi par le dernier roi de Dál Riata Áed mac Boanta, qui est tué lors d'une grande défaite des pictes face aux Vikings.

Au ixe siècle, les Pictes sont gaélisé, et cela laisse penser qu'une fusion est intervenue entre les royaumes Dál Riatan et Picte. Traditionnellement elle est attribuée à Cináed mac Ailpín (Kenneth MacAlpin), qui devient roi des Pictes vers 843. Des sources indiquent que Cináed a été roi de Dál Riata deux ans avant cela. Sous la maison d'Alpin, Dál Riata et royaume Picte fusionne pour former le royaume d'Alba ou d'Écosse.

Si les Vikings ont un grand impact sur le domaine des Pictes et en Irlande, au Dál Riata, comme en Northumbrie, ils semblent avoir entièrement intégré les royaumes existants dans de nouvelles entités. Dans le cas du Dál Riata, il s'agit du bien connu royaume des Hébrides, traditionnellement fondé par Ketill au Nez plat (Caitill Find en Gaélique) au milieu de IXe siècle. Les Annales de Saint-Bertin relèvent la conquête des Hébrides intérieures, la partie maritime du Dál Riata, par les Vikings en 847.

Alex Woolf avance que c'est à l'origine de la partition formelle du Dál Riata entre les Gall Gàidheal Uí Ímair et les pouvoirs indigènes, comme cette division s'est instituée ailleurs en Irlande et en Grand-Bretagne, avec le contrôle par les nordiques de la plupart des côtes écossaises et des îles du sud. Woolf suggère que c'est à l'origine de l'apparition des termes Airer Gaedel et Innse Gall, qui signifient respectivement « la côte des Gaëls » et les « Îles des étrangers ».


Sous la maison d'Alpin

Woolf a ensuite démontré qu'à l'époque de Malcolm II, le cenela dominant du Dál Riata s’était déplacé du sud-ouest la région au nord des Firths vers le nord, l'est, et le nord-est, quand le Cenel Loairn s'établit au-delà du Great Glen et occupe le Moray, l'ancien et peut-être encore Fortriú, une lignée du Cenel nGabhrain occupe également la région connue comme le Gowrie (en), et une autre le district de Fife, le Cenel nOengusa donne son nom dans le Circinn à l'Angus, le Cenel Comgaill occupe le Strathearn, et un autre moins connu clan le Cenel Conaing, se transfère probablement vers le Mar.

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