La bataille de Ajnadayn 634


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Les Romains ordonnent à leur infanterie légère, soutenue par les frondeurs et les archers, d’attaquer l'armée musulmane. Mais les musulmans ne ripostent pas comme l'a ordonné Khalid. Cette phase de la bataille engendra beaucoup de morts et de blessés parmi les musulmans. Khalid ordonna alors une attaque générale. La lutte était féroce, et a continué jusqu'au coucher du soleil. Il n'y avait pas de vainqueur et les deux armées étaient prêtes à continuer la lutte.


Second jour

Les Romains perdent leur commandant et les musulmans voient une occasion d'attaquer. Le combat est brutal et impitoyable. Pourtant, les Romains, maintenant dans une situation désavantageuse, ne s’effondrent pas. Khalid engagent ses réserves. La ligne romaine finit par s'effondrer sous le poids de ce dernier effort. Les Byzantins subissent une défaite majeure et sont forcés de se retirer sur Damas.


Conséquences

Malgré leur victoire, les Arabes ont subi de lourdes pertes. La tradition musulmane indique que plusieurs membres de l'ancienne aristocratie musulmane seraient tombés durant la bataille et sont devenus ainsi ce que l'on appelle des "martyrs".

Du côté byzantin, les sources musulmanes indiquent que l'un des deux commandants, probablement Vardan, serait tombé durant la bataille, mais que Théodore parvient à s'échapper et se retire vers le nord. Héraclius le remplace ainsi que Vahan et Theodore Trithyrios et le fait emprisonner à Constantinople.

Heraclius lui-même se retire d'Emesa pour se replier sur Antioche, tandis que les unités byzantines survivantes se réfugient dans les villes fortifiées environnantes et laissent la campagne sans défense face aux raids musulmans. Toute la Palestine est ainsi livrée aux raids musulmans, en particulier les régions intérieures des villes côtières. La panique se répand dans la région, et une grande partie de la population rurale vient chercher refuge derrière les murs des villes.

Après sa victoire, l'armée arabe se disperse en plusieurs colonnes de raid, puis se regroupe une nouvelle fois afin d'affronter une autre tentative byzantine d'arrêter l'invasion musulmane à la bataille de Fahl six mois plus tard.

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