La bataille de la rivière Kalka 1222


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Invasions mongoles sous Gengis Khan.

Dans les années 1210, l'empire Mongol a envahi une partie de l'Asie, mais entretient de bonnes relations avec le sultanat du Khwarezm avec qui il a des échanges commerciaux. En 1218, à la suite du pillage et du massacre d'une caravane venue de Mongolie par des troupes khwarezmiennes, Gengis Khan demande réparation à Ala ad-Din Muhammad, sultan de Khwarezm, qui refuse. 

Gengis Khan décide alors la guerre et, dès 1219, chevauche vers le Khwarezm. Boukhara est prise en février 1220, Samarkand en mars et la capitale Ourguentchen avril 1221. Le Khwarezm est envahi, les villes tombent les unes après les autres et la plupart des habitants massacrés. 

Pendant ce temps, Gengis Khan a envoyé un détachement de cavalerie, commandé par Djebé et Subötaï, à la poursuite d'Ala ad-Din Muhammad qui s'est enfui. Après une incessante chasse, ponctuée elle aussi de prises de villes et de massacres, ce dernier meurt sur la mer Caspienne. Djebé et Subötaï décident de poursuivre leur raid.

En 1221 et 1222, Djebé et Subötai envahissent et pillent la Géorgie, passent le Caucase par Derbent et débouchent dans les steppes après avoir saccagé l'Azerbaïdjan, réduit les Alains et les Tcherkesses.

Côté Rus', la puissante Rus' de Kiev n'est plus qu'un souvenir depuis un siècle. Elle est maintenant morcelée en près de cent cinquante principautés.


La cavalerie mongole arrive sur le territoire des Coumans, au Nord de la mer Noire. Contrairement à Ala ad-Din Muhammad (qui s'était sérieusement brouillé avec ses voisins musulmans et n'avait pu leur demander de l'aide) un khan des Coumans, Koutan, appelle les princes Rus' à son secours : son beau-père Mstislav le Téméraire, prince de Galicie-Volhynie, qui convainc lui-même les princes de Kiev, de Smolensk et de Tchernigov de se joindre à eux. Ils décident d'attaquer les Mongols sans attendre.

Conséquences

Après la bataille, les Mongols retournent auprès de Gengis Khan, non sans avoir pillé des comptoirs commerciaux génois de Crimée tout proches et le territoire des Bulgares de la Kama.

Les Mongols et les Rus' ne tirent pas le même bilan de cette bataille. Les princes Rus' ne semblent pas se rendre compte de la future menace qui plane sur eux, et restent divisés. Leurs adversaires ont disparu aussi vite qu'ils sont arrivés. Les Mongols, eux, ont pris acte de leurs possibilités en Occident. Lorsque les Mongols reviennent, quinze ans plus tard, sous le règne de Batu, l'armée est composée de 150 000 hommes et commandée par l'expérimenté Subötaï, qui connaît le terrain et la situation politique. Et la Rus', toujours divisée en multiples principautés, ne pourra pas résister à ce qui sera cette fois une invasion. Le « joug mongol » s'établira sur la Russie pour deux siècles et demi.

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