La bataille de Teutoburg, véritable désastre pour Rome, marqua la fin de son expansion en Germanie et l'établissement durable du Rhin comme frontière impériale. Ce revers stratégique, orchestré par Arminius, continue de fasciner historiens et archéologues pour sa portée militaire et politique.
La bataille de Watling Street fut un affrontement décisif entre les forces romaines et la rébellion menée par Boudicca. Grâce à leur discipline et à une tactique astucieuse, les Romains triomphèrent malgré leur infériorité numérique, consolidant ainsi leur domination sur la Bretagne pour plusieurs siècles.
Les deux batailles de Bedriacum, en avril et octobre 69 apr. J.-C., décidèrent du sort de l’Empire romain dans une période de guerre civile intense. La première vit la défaite d’Othon et l’ascension éphémère de Vitellius, tandis que la seconde consacra Vespasien, inaugurant la dynastie des Flaviens et apportant une stabilité relative à l’Empire.
La bataille du Mont Graupius (83/84 apr. J.-C.) représente un point culminant des campagnes d’Agricola en Bretagne. Bien que saluée comme une victoire décisive par Tacite, elle n’entraîne ni une pacification durable ni une colonisation effective des territoires calédoniens. La Bretagne restera en grande partie divisée entre une région sous contrôle romain et un nord insoumis.
Les batailles de Tapae (88 et 101 apr. J.-C.) furent des étapes cruciales dans les guerres daciques opposant Rome au royaume de Décébale. Alors que la première bataille illustre les efforts de Domitien pour restaurer l’honneur romain, la seconde témoigne de la stratégie méthodique de Trajan pour soumettre définitivement la Dacie. Ces affrontements, marqués par des tactiques sophistiquées et des combats acharnés, préfigurent l’annexion complète de la Dacie et son intégration dans l’Empire romain.
La bataille d’Adamclisi, en 101-102 apr. J.-C., marque une étape clé dans les guerres daciques, consolidant la position romaine et affaiblissant Décébale. Bien qu’elle n’ait pas entraîné une soumission immédiate de la Dacie, elle a préparé le terrain pour la campagne décisive de 105-106, qui intégrera la Dacie à l’Empire romain.
La bataille d’Issos, en 193 apr. J.-C., scelle le destin de Pescennius Niger et consolide la position de Septime Sévère comme seul empereur légitime de Rome. Ce succès militaire, marqué par une stratégie habile et une répression brutale, prépare le terrain pour les campagnes futures de Sévère et l’instauration de la dynastie sévérienne.
La bataille de Lugdunum (197 apr. J.-C.) scelle la victoire de Septime Sévère sur Clodius Albinus, consolidant son règne et établissant la dynastie sévérienne. Marquée par des combats acharnés et un lourd tribut humain, cette confrontation reflète la violence des luttes de pouvoir dans un Empire romain en mutation.
La bataille de Naissus (268 apr. J.-C.) représente une victoire cruciale pour l’Empire romain contre les Goths. Bien que Gallien ait joué un rôle majeur dans les combats initiaux, Claude II le Gothique est associé à la victoire décisive qui brise la puissance des envahisseurs germaniques. Ce succès marque un tournant dans la défense de l’Empire, renforçant la stabilité temporaire de Rome face aux invasions barbares.
La bataille de Langres (298 apr. J.-C.) témoigne de la capacité des forces romaines à renverser une situation défavorable et à protéger leurs provinces contre des incursions barbares. Constance Chlore, malgré des circonstances initiales désavantageuses, démontre son talent stratégique en transformant une quasi-défaite en une victoire décisive. Cette bataille, bien qu’exagérée dans ses récits, symbolise la résilience de l’Empire romain face aux pressions croissantes sur ses frontières.