La bataille du Pont Milvius, en 312, est une victoire décisive de Constantin contre Maxence, consolidant son contrôle sur l’Occident romain. Cet événement est aussi célèbre pour sa dimension religieuse, marquée par la vision du chrisme, qui inaugure le rapprochement de l’Empire romain avec le christianisme. Ce tournant politique et religieux influence durablement l’histoire romaine et européenne.
La bataille d’Andrinople (324 apr. J.-C.) représente une étape décisive dans la lutte pour l’unification de l’Empire romain sous Constantin Ier. Grâce à une stratégie ingénieuse, Constantin triomphe de Licinius et consolide sa position de souverain unique. Cet événement marque le début d’une nouvelle ère pour l’Empire romain, caractérisée par l’essor du christianisme et la fondation de Constantinople comme centre névralgique de l’Empire.
La bataille de Chrysopolis (324 apr. J.-C.) est le dernier acte de la guerre civile entre Constantin Ier et Licinius, marquant l’unification de l’Empire romain sous un seul souverain. En remportant cette victoire décisive, Constantin établit les bases d’un pouvoir centralisé et renforce la montée du christianisme, ouvrant une nouvelle ère dans l’histoire romaine.
La bataille de Mursa (351 apr. J.-C.) oppose l'empereur Constance II à l'usurpateur Magnence dans l'une des confrontations les plus sanglantes de l’histoire romaine. Bien que Constance en ressorte victorieux, les pertes humaines massives affaiblissent gravement l’Empire, ouvrant la voie à une dépendance accrue aux troupes barbares et à une surveillance moins efficace des frontières. Ce conflit, bien qu’il rétablisse temporairement l’unité impériale, s’inscrit dans une série d’événements qui précipitent le déclin de l’Empire romain d’Occident.
La bataille d'Argentoratum en 357 est une victoire décisive de Julien contre les Alamans. Malgré une infériorité numérique, les forces romaines, grâce à leur discipline et au leadership de Julien, repoussent les barbares au-delà du Rhin, rétablissant la sécurité de la Gaule et consolidant la frontière rhénane. Cette victoire renforce la position de Julien dans l'Empire et constitue un modèle de résilience face aux menaces extérieures.
La bataille de Ctésiphon en 363 représente un triomphe tactique pour les forces romaines mais un échec stratégique majeur. Bien que Julien remporte une victoire éclatante sur les Sassanides, son incapacité à assiéger la ville et à maintenir ses approvisionnements condamne sa campagne. Sa mort tragique lors de la retraite ouvre la voie à une paix humiliante pour Rome, marquant un affaiblissement durable de l’Empire en Orient.
La bataille du Frigidus (394) scelle le triomphe du christianisme et la marginalisation du paganisme romain, tout en accentuant la faiblesse militaire et politique de l’Empire romain d’Occident. Théodose, dernier empereur d’un empire unifié, laisse derrière lui une structure impériale fragilisée.
La bataille de Vérone (403) représente une victoire importante pour l’Empire romain d’Occident, freinant temporairement les ambitions d’Alaric et des Wisigoths. Cependant, cette victoire ne fait que repousser une menace persistante, révélant les faiblesses structurelles de l’Empire face aux incursions barbares.
Le sac de Rome en 410 marque un tournant historique en révélant la vulnérabilité de l’Empire romain d’Occident face aux pressions barbares. Cet événement, bien que symbolique, illustre le déclin progressif de la puissance impériale et annonce les transformations majeures de l’Europe post-romaine.
Les sièges d’Arles (410-411) témoignent des luttes intestines qui minent l’Empire romain d’Occident au début du Ve siècle. Malgré les succès militaires de Constance, ces conflits révèlent une fragilité structurelle qui accélère le déclin de l’autorité impériale en Gaule et dans l’ensemble de l’Empire.
La bataille des Champs Catalauniques (451) constitue une victoire stratégique temporaire pour Aetius et ses alliés, empêchant l’installation des Huns en Gaule. Bien qu’Attila conserve sa puissance, cet affrontement symbolise la dernière grande coalition romaine avant la chute de l’Empire d’Occident.