Guerres romano-gauloises -225 -222


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La bataille de Fiesole

La bataille de Fiesole oppose en 225 av. J.-C. une armée romaine à une armée gauloise qui remporte la bataille.

En 225 av. J.-C., les Romains, alarmés par la menace gauloise croissante, mobilisent leurs troupes. Le consul Lucius Aemilius Papus positionne son armée principale à Ariminum pour surveiller la route côtière1. Les Gaulois, désireux d'éviter la confrontation avec cette armée, avancent à travers les Apennins et entrent en Étrurie, arrivant jusqu'à Clusium où se trouve une autre armée romaine, commandée par un préteur. Les Gaulois, couverts par leur cavalerie, battent en retraite en direction de Fiesole où ils construisent des ouvrages défensifs. Les Romains poursuivent imprudemment leurs adversaires et tombent dans le piège, laissant 6 000 hommes sur le terrain avant de se replier et d'être sauvés d'une défaite plus cuisante par l'arrivée à la nuit tombée de l'armée de Lucius Aemilius Papus2. Les Romains prennent leur revanche quelque temps plus tard à la bataille de Télamon.


La bataille de Télamon

La bataille de Télamon oppose en août 225 av. J.-C. les Romains aux Gaulois cisalpins - d'Italie du nord - associés à des contingents de Gaule Transalpine. Cette bataille marque la fin de la menace gauloise sur les possessions italiennes de Rome.

Depuis la prise de Rome par Brennos en 386, les Romains et les Gaulois établis dans la plaine du Pô, au nord de l'Italie, se sont affrontés à de très nombreuses reprises.

Au cours de la deuxième partie du iiie siècle av. J.-C., les Romains, qui convoitent la riche plaine padane, finissent par expulser les Gaulois Sénons et s'attribuer leurs terres en 232. Les autres tribus gauloises de Gaule Cisalpine, principalement les Boïens et les Insubres, se sentant fortement menacées par l'expansionnisme romain, décident de faire appel à des mercenaires gaulois des Alpes et des régions du Rhône, les Gésates.

En 225, une armée gauloise de 50 000 fantassins, 20 000 cavaliers et combattants en chars envahit et pille l'Étrurie puis se dirige vers Rome. Les Romains et leurs alliés mobilisent d'importantes ressources et lèvent trois armées consulaires à effectif de guerre. Les Gaulois se retirent à la suite de ces préparatifs. La première armée romaine les rattrape à Fiesole, mais est très lourdement battue. Le consul Æmilius Papus qui arrive de Rimini avec son armée de 40 000 hommes rallie les survivants et poursuit les Gaulois le long de la côte tyrrhénienne. La troisième armée romaine, sous le commandement d'Attilius Regulus, arrive de Sardaigne et débarque à Pise. Elle coupe la retraite à l'armée gauloise fortement ralentie dans ses mouvements par un énorme butin. Les Gaulois, qui voulaient éviter le combat, n'ont plus le choix. Ils sont pris entre l'armée de Papus au sud et celle de Regulus, forte de 40 000 au nord. Les combats commencent au nord par de furieuses mêlées entre les cavaleries des deux armées afin de s'assurer la possession d'une colline contrôlant la route côtière. Le consul Regulus y trouve la mort, mais l'intervention de la cavalerie du consul Papus permet aux Romains de garder son contrôle. Les infanteries adverses s'affrontent ensuite : les guerriers gaulois sont harcelés par les vélites puis affrontent les légionnaires au corps à corps. Les combats sont acharnés mais la cavalerie romaine, qui a mis en fuite son homologue gauloise, attaque l'infanterie gauloise de flanc. Cette charge offre la victoire aux Romains.


Conséquences

La victoire romaine est totale. 40 000 Gaulois sont tués et 10 000 sont faits prisonniers selon Polybe. Les Romains s'emparent du butin des Gaulois et conquièrent l'ensemble de la plaine padane au cours des trois années suivantes, soumettant les Boïens, les Cénomans et les Insubres. La deuxième guerre punique qui éclate en 218 av. J.-C. retarde d'une vingtaine d'années la prise de contrôle effective de la plaine du Pô par Rome.


La bataille de Clastidium

La bataille de Clastidium (aujourd’hui Casteggio, dans la province de Pavie) a eu lieu en 222 av. J.-C opposant une armée de la république de Rome menée par le consul Claudius Marcellus contre les Insubres, peuple celte du nord de l'Italie, et les Gésates menés par Viridomaros.

Les Romains remportèrent la bataille. Marcellus reçut les spolia opima (litt. dépouilles opimes, butin), l'un des plus grands honneurs dans la Rome antique (elles ne furent enlevées que trois fois en 530 ans), en tuant Viridomarus en combat singulier. 

Trois ans plus tôt, lors de la bataille de Télamon, la victoire romaine avait diminué les ardeurs des Insubres. Maintenant, les Romains assiègent Acerrae, une localité fortifiée entre le Pô et les Alpes transalpines, et refusent les propositions de paix des Insubres. Ceux-ci étant alliés avec Viridomaros et ses 30 000 Gésates venant de la vallée de Rodano sont surpris par cette manœuvre et n'arrivent pas à déloger les Romains. Viridomaros envoie 10 000 Gésates faire une diversion sur le bourg de Clastidium (oppidum principal des Anares), depuis peu occupé par les Romains. L'infanterie romaine en petit nombre est encerclée et Viridomaros défie en combat singulier le consul Claudius Marcellus mais est tué par celui-ci. Une confusion s'installe et la cavalerie romaine en profite pour charger les Gésates qui sont repoussés vers une petite rivière, la Coppa, affluent du Pô. Après un long combat, les cavaliers romains mettent en fuite les Gèsates qui laissent beaucoup de morts sur le terrain.

Marcellus retourne à Acerrae qu'il libère et se dirige ensuite vers la cité de Mediolanum (Milan), capitale des Insubres, qui tombe après quelques semaines de siège.

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