L'expansion des barbares


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La rupture de la frontière du Rhin ouvrit la porte à des centaines de milliers de Barbares. Toutefois, ces peuples envahisseurs qui enviaient Rome depuis longtemps cherchaient plus à s'intégrer à sa civilisation qu'à la piller.

Au cours de la décennie qui suivit la mort de Stilicon, le pouvoir échut au chef militaire romain Flavius Constantîus. Ce vigoureux général prit la relève de son prédécesseur et élimina coup sur coup trois usurpateurs : Constantin III, exécuté en 411; Jovin, qui avait été acclamé par les envahisseurs burgondes de Gaule, exécuté à Narbonne en 413, et son frère Sebastianus, devenu co-empereur en 412, également exécuté en 413.

Un quatrième prétendant, Maxime, qui s'était opposé à Constantin III en Espagne, fut déposé en 411, se retira avec l'aval d'Honorius et fut exécuté pour rébellion en 422. Constance s'installa à Arles et, en 413, remit aux Burgondes la rive ouest du Rhin en leur accordant le statut d'allié.

Après la mort d'Alaric en 410, son successeur Athaulphe mena les Wisigoths d'Italie en Gaule. Ils s'établirent en Narbonnaise en 414, où Athaulphe épousa Galla Placidia, fille de Théodose et demi-sœur d'Honorius, qui avait été prise en otage pendant le sac de Rome. Le mariage fut considéré comme un geste de bonne toi, mais Honorius refusa de donner son consentement et Constance repoussa les Wisigoths en Espagne où Athaulphe fut assassiné en 415. Son frère Wallia renvoya Placidia aux Romains à condition de pouvoir s'établir dans le sud-ouest de la Gaule. Le traité fut finalement signé en 418 et Tolosa (Toulouse) devint la capitale des Wisigoths placés officiellement sous l'autorité impériale. 

Les remparts terrestres Constantinople. 
Depuis leur construction par l'Empereur Théodose II au Ve siècle, 
ces murs avaient résisté aux assauts consécutifs de plusieurs ennemis de Byzance, 
dont les Huns, les Arabes et les Bulgares. Ils représentaient donc, pour l'armée de croisés, un obstacle considérable. 
Même aujourd'hui, plus de cinq cents ans après la chute de Constantinople en 1453, 
les fortifications demeurent toujours aussi impressionantes. 

 L'année précédente, Constance avait épousé Placidia, apparemment contre sa volonté, bien qu'elle lui ait donné un fils (Valentinien III). Ce mariage confirma l'importance du pouvoir de Constance et il fut nommé co-empereur avec Honorius le 8 février 421. Cette consécration unilatérale ne fut pas du goût de l'Empire d'Orient qui refusa de reconnaître le nouveau souverain. En réponse, Constance III se prépara à partir en guerre mais il mourut de cause naturelle à Ravenne, le 2 septembre 421. 

Après la mort de Constance, les relations entre Honorius et sa sœur se détériorèrent et elle partit en Orient avec son fils. Deux ans plus tard, Honorius mourut et un autre usurpateur, Jean (dont on ne connaît pas les autres noms) se saisit de la pourpre. L'empereur d'Orient, Théodose II, intervint pour restaurer la dynastie d'Occident et Jean fut exécuté à la suite de sa défaite en octobre 425. Le fils de Placidia, Placidius Valentinianus, alors âgé de six ans, devint empereur sous le nom de Valentinien III. Bien que sa mère assurât la régence en son nom, certains pensèrent que le véritable centre du pouvoir romain était désormais Constantinople et non plus Ravenne. 

L'Occident, qui recherchait à nouveau un militaire vigoureux, le trouva en Falvius Aetius, un Danubien originaire de Durostorum (Silistrie en Roumanie). Il connaissait bien les Huns, pour avoir été leur otage pendant un temps, et c'est pourquoi, après la mort d'Honorius, il pris la tête d'une force composée de Hun destinée à empêcher le retour de Placidia. Finalement, un accord de paix fut conclu, et Aetius devint le véritable commandant de l'armée romaine. Deux obstacles se dressaient sur sa route : le Vandales et les Huns. 

Les tribus germaniques (Vandales, Alains et Suèves) qui étaient pas passés de l'autre côté du Rhin en 407 se déployère en Gaule, prirent l'Aquitaine en 409 et traversèrent les Pyrénées, pénétrant dans le pays urbanisé de la dynastie théodosienne où elles établirent leurs royaumes. En 420, le roi vandale Gunderic battit une armée romano-gothique et devint le souverain d'un royaume vandale-suève unifié, centré sur le sud de l'Espagne. Puis il prit le contrôle des grands ports et surtout des galères qui y étaient mouillées. 

Une vaste flotte pirate qui attaquait sans cesse les îles Baléares et les cités côtières, remplaçait maintenant la puissance maritime romaine qui avait dominé la Méditerranée occidentale pendant des siècles. Son butin aidait à consolider le royaume vandale naissant et entretenait son désir de nouvelles conquêtes. En 429, le successeur et demi-frère de Gunderic, un remarquable militaire nommé Geiséric (ou Genséric), conduisit quatre vingt mile de ses hommes à travers la méditerranée pour prendre d'assaut l'Afrique du nord.  

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