Les guerres d'Hispanie


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LA SITUATION DE ROME AU MILIEU DU IIÈME SIÈCLE

Rome est dans une situation qu'elle n'imaginant pas le siècle précédent. Débarassée de sa grande rivale, Carthage, elle a réduit à peu de choses les royaumes hellénistiques qui menaçaient sa suprématie. La Macédoine est vaincue et toute la Grèce forme les premières provinces, en - 146, tout est fini. La puissance séleucide a subi la loi des légions et a perdu le droit d'avoir une flotte et des éléphants, au traité d'Apamée de Phrygie en - 188. Une très lourde indemnité doit en outre être payée à Rome, c'est sans doute ce qui provoquera la sécession des Asmonéens en Palestine. Le roi de Pergame a légué son royaume au Sénat qui en fera la province d'Asie en - 133. Il ne reste plus que l'Egypte Lagide qui a choisi l'alliance romaine, comme puissance en Orient. Pendant ce temps, une guerre meurtrière mobilise Rome en Hispanie. 

LA CONQUÊTE DE L'HISPANIE

Au cours de la deuxième guerre punique, les Ibères ont bien accueilli les Romains de Scipio, pour être libéré de la domination carthaginoise. Mais devant la politique coloniale des Romains, ils se ravisent. En effet, Rome a hérité de Carthage, ses possessions en Hispanie du Sud. Etymologiquement, Hispanie signifie côte aux lapins. Les richesses du sous sol, déjà exploitées par les Barcides attirent l'intérêt du Sénat qui crée deux nouveaux prêteurs en - 198, correspondant aux deux provinces Hispania citerior, tournée vers la Méditerranée et Hispania ulterior, tournée vers l'Océan. L'intérieur du pays est nommé par les Romains, Celtibérie. Dès - 197, les Turdétans, au sud, se soulèvent contre l'établissement d'un tribut. Cette révolte s'étend très vite vers le Guadalquivir et ensuite dans l'Hispania citerior où le prêteur Caius Sempronius Tuditanus est vaincu et tué. Il faut l'envoi d'un consul, Marcus Porcius Caton (Caton l'ancien) et une campagne de deux ans pour en venir à bout. 

La participation de nombreux Celtibères à la révolte des Turdétans et leur refus de s'engager comme auxiliaires dans l'armée romaine, incite le consul à mener sur leur territoire une démonstration de force. Le résultat de cette opération est une hostilité résolue et durable envers Rome, les Celtibères s'allient aux Lusitaniens. Une lutte multiforme marque ces années où de nombreux peuples parmi lesquels les Vaccéens et les Vettons, entrent en conflit avec Rome, soutenus généralement par les Lusitaniens et les Celtibères qui, retranchés dans leurs montagnes, coupent les communications des Romains. En - 190, le prêteur Lucius Aemilius Paullus est vaincu et en - 187, Caius Atinius meurt de ses blessures au combat. 

Mais la situation change en - 181, pour la première fois, le prêteur Quintus Fulvius Flaccus, pénètre dans le territoire des Lusitaniens et des Celtibères. dont il dévaste la partie citérieure de leur territoire. C'est en - 179, que le prêteur Tiberius Sempronius Gracchus remporte une victoire décisive. Ce dernier conclue un accord tenant compte des traditions de ces peuples ibériques qui va procurer un état de paix pendant dix sept ans. Et pendant ce temps la romanisation progresse. Mais les gouverneurs romains continuent leurs pratiques abusives, par exemple en saisissant puis taxant le blé des habitants à un prix considérable et ils ne sont pas inquiétés. Alors les Lusitaniens conduits par un chef nommé Punicus attaquent en - 152, et battent les deux prêteurs en leur infligeant des pertes sévères. Voyant cela, les Vettons se lancent dans la guerre et avec les Lusitaniens, ravagent la région autour de Carthago Nova. Rome réagit en envoyant un consul, Quintus Fulvius Nobilior, mais la nouveauté, c'est que les deux consuls commencent leur office le 1er janvier au lieu du 15 mars. Cette avancée du calendrier prépare le nouvel an qui va bientôt suivre le même chemin. 

Quintus Fulvius Nobilior est venu avec 30 000 hommes, des cavaliers numides, et des éléphants, attaque les Arévaques qui se sont soulevés mais il est battu en perdant 6 000 hommes, le 23 août, jour de la fête des Vulcanales, par Carus, le chef des Arévaques. Depuis, aucun général romain ne livrera une bataille ce jour là. Les Arévaques, après la mort de leur chef, se réfugient dans leur cité de Numance. Nobilior les poursuit et livre bataille sous les murs de Numance. Les éléphants repoussent les Arévaques dont les chevaux sont effrayés, vers la forteresse mais un éléphant est blessé par un jet de pierre et furieux, sème la panique avec les autres éléphants dans les rangs romains. Les Arévaques contre-attaquent et battent les Romains qui perdent 4 000 hommes. Après d'autres échecs et la perte d'un corps de cavalerie, la situation des Romains dans la Citérieure est si mauvaise que leur place d'Ocilis où sont situés leurs magasins militaires et leur caisse, se rend aux insurgés. Nobilior passe l'hiver dans son camp soumis aux attaques fréquentes des Arévaques. 

Mais le prêteur Mummius attaque dans le Sud, les Lusitaniens éparpillés sur la rive droite du Tage, puis il passe sur la rive gauche et "nettoie" toute la province méridionale. Le Sénat remplace le "mauvais" Nobilior par le consul Marcus Claudius Marcellus et envoie dans le Nord de nombreux renforts. La politique modérée du consul obtient des résultats. Les Arévaques auxquels il a donné un espoir de paix, envoient des députés à Rome. Les Lusitaniens et les Vettons font leur soumission. Toute la péninsule est soudain calme. Les négociations à Rome n'aboutissent pas, la faction romaine des Arévaques jugeant qu'il fallait envoyer un consul et une armée chaque année en Hispanie. Le consul Marcellus reçoit l'ordre de reprendre les opérations militaires l'année suivante, en - 151, mais il réussit à conclure un traité avec les Arévaques avec des livraisons d'otages et une redevance en argent. 

VIRIATHE ET LES LUSITANIENS

Mais le nouveau consul Lucius Licinius Lucullus arrive en Hispanie et trouve la paix signée. Finies les perspectives de gloire et de profit.! Mais qu'à cela ne tienne, il attaque les Vaccéens, un peuple celtibère qui était proche des Romains et assiège une de leurs ville : Causa ou Cauca. Les habitants se rendent en versant une riche capitulation en or. Mais une fois dans la cité, les légionnaires tuent 20 000 hommes et le reste est vendu comme esclaves. Bien entendu, les autres cités se vident et aucun pillage n'est plus possible. A Pallantia, les Romains doivent lever le siège, manquant de vivres et ils sont harcelés par les Vaccéens jusqu'au bord du Douro. Lucullus descend vers le Sud et passe l'hiver près du prêteur Servius Sulpicius Galba qui vient d'être battu par les Lusitaniens. En 150, ces deux généraux attaquent ensemble les Lusitaniens et remportent un succès près du détroit de Gadès. Galba promet à 3 peuples lusitaniens vivant sur la rive droite du Tage de les établir ailleurs. 7 000 d'entre eux viennent dans l'espoir d'une distribution de terres fertiles mais ils sont rapidement taillés en pièces et vendus comme esclaves. 

Un homme a réussi à s'échapper du piège tendu par Galba., un pâtre lusitanien, Viriathe. En - 147, il intervient quand les Lusitaniens sont acculés sur une colline par le proconsul Gaius Vestilius. Ils sont prêts à se rendre quand il les exhorte à ne pas croire aux promesses des Romains. Ils se dispersent et sur son ordre, rejoignent un lieu prévu à l'avance où Viriathe a réuni mille chevaux avec lequel il couvre la retraite. Les Romains manquent de cavalerie légère et s'abstiennent de les poursuivre. Viriathe retient l'armée romaine pendant deux jours, puis il s'échappe et rejoint le lieu de rendez vous général des Lusitaniens. Le proconsul le poursuit et tombe dans une embuscade où il meurt ainsi que la moitié de ses soldats. Viriathe surprend 5 000 hommes des milices espagnoles, envoyés en renfort sur les bords de l'Ebre et les détruit. Il devient rapidement le maître de la région des Carpétans et il est reconnu comme roi par l'ensemble des Lusitaniens. 

En - 146, Viriathe attire sur la rive droite du Tage, le prêteur Gaius Plautius et le bat si nettement qu'il doit rentrer dans ses quartiers d'hiver en plein été. Puis, il élimine l'armée du prêteur Claudius Unimanus et remporte une victoire face à Gaius Nigidius. L'étonnement et la honte pousse le Sénat à envoyer un excellent officier, le consul, Quintus Fabius Maximus, mais on lui adjoint deux légions "neuves". Les premières rencontres sont à l'avantage de Viriathe. Le consul refuse le combat et tient ses soldats enfermés dans son camp d'Urso (près de Séville). Il attend l'année - 144, que ses troupes soient aguerries mais il est remplacé par le prêteur Quinctius. Ce dernier essuie plusieurs défaites face aux Lusitaniens auxquels se sont joint les Celtibères en - 143 et rentre lui aussi en plein été dans Corduba. Son successeur, Quintus Fabius Maximus Servilianus, descend dans la péninsule avec deux légions, trois cents cavaliers numides et dix éléphants, tente de pénétrer en Lusitanie, repousse péniblement une attaque contre son camp et il est contraint de se replier dans la province romaine. Viriathe le poursuit mais ses troupes retournent chez elle subitement. 

En - 141, Servilianus reprend l'offensive, occupe de nombreuses cités, fat mettre à mort 500 chefs, fait couper les mains aux sujets romains passés à l'ennemi et vend comme esclaves le reste des prisonniers. Viriathe surprend les Romains en train d'assiéger Erisané, il les bat et les rejette sur un rocher où il les tient captif. Mais il leur accorde la paix, se contentant de la reconnaissance par Servilianus de l'indépendance de la Lusitanie et de son titre de roi. Les comices soulagées ratifient le traité. Le consul est remplacé par Quintus Servilius Caepio qui n'accepte pas ces concessions. Il entre en Lusitanie en - 140, et avance jusqu'à la région des Vettons et des Gallèques. Viriathe, affaibli, évite la bataille et habilement échappe à son adversaire. En - 139, Caepio est renforcé par l'armée de la province du Nord, commandée par Marcus Popillius Laenas. Viriathe demande la paix, les Romains exigent la remise de tous les transfuges et celle du beau père de Viriathe. Ils ont tous la tête tranchée ou les mains coupées. Alors, comme pour Carthage quelques années plus tôt, d'autres exigences plus dures arrivent : les Lusitaniens doivent livrer leurs armes. Viriathe se souvient de ses compatriotes désarmés par Galba et refuse. Trois de ses fidèles le convainquent de renouer les négociations avec Caepio et ils en profitent pour obtenir une amnistie en échange de la tête de Viriathe. De retour au camp, ils assurent Viriathe du succès de leurs négociations et dans la nuit le poignardent dans son sommeil. 

Les Lusitaniens, lui font des funérailles solennelles et élisent un nouveau chef de guerre, Tautamus qui conçoit un plan hardi : surprendre et enlever Sagonte. Mais il n'a ni la sagesse, ni le talent de Viriathe et il est attaqué au passage du Baetis et doit se rendre. Les Lusitaniens sont vaincus. 

NUMANCE ET LES CELTIBÈRES

Pendant ce temps, la province du Nord s'est soulevée, stimulée par les succès de Viriathe. aussi le consul Quintus Coecilius Metellus, envoyé en renfort pour secourir Maximus Emilianus, s'attaque d'abord aux Celtibères. Il montre son talent dans le siège de la cité de Contrebia en - 143, cette cité était considérée comme imprenable. En - 142, l'Hispania Citerior est pacifiée sauf les cités de Termantia et Numance et une capitulation est bientôt conclue mais au moment de rendre leurs armes, les Celtibères veulent garder leur épée et préfèrent poursuivre le combat, avec un chef audacieux, Megaravicus. En - 141, le consul Quintus Pompeius prend le commandement d'une armée quatre fois plus nombreuse (30 000 fantassins et 2 000 cavaliers) que toute la population armée de Numance. Et pourtant, ce consul maladroit échoue dans une première tentative d'assiéger Numance, il tente de dévier une rivière, mais les Numantins bloquent cette tentative et le consul subit entre - 141 et - 140, deux défaites cinglantes, aussi se mit il à négocier. A Termantia, il semble que l'accord ait eu lieu. A Numance, il promet d'équitables conditions si la cité se rend. Les Numantins, las de la guerre, acceptent ces propositions et les captifs et transfuges sont rendus, les otages et une grande partie de l'argent convenu sont remis quand en - 139, Marcus Popillius Laenas, le nouveau général envoyé par Rome, arrive au camp. Alors, Pompeius nie qu'un accord ait été conclu et l'affaire est renvoyée devant le Sénat. Pendant ce temps Marcus Popillius Laenas descend vers le Sud combattre Viriathe, et quand la réponse du Sénat arrive, le traité est rejeté comme honteux, c'est l'ordre de continuer la guerre. 

Les Numantins relèvent le défi et Laenas est battu puis après lui son successeur Gaius Hostilius Mancinus de façon plus nette, en - 137. La situation se dégrade dans le camp romain, ainsi la rumeur des Vaccéens et des Cantabres marchant au secours de Numance suffit a faire évacuer de nuit, l'armée romaine de ses campements et d'aller, sans en avoir l'ordre, se réfugier derrières les lignes édifiées par Nobilior auparavant. Les Numantins avertis de cette fuite les poursuivent et les encerclent. Mancinus n'est pas décidé à s'ouvrir la route par la force, mais le questeur, Tiberius Gracchus influence les Celtibères et obtient une paix équitable adoptée par tous les officiers de haut rang de la légion. Mais le Sénat, rappelle son général, et après un long débat, rejette le traité et reporte la responsabilité sur ceux qui l'ont souscrit, comme au temps des Fourches Caudines. Mancinus est le seul désigné pour payer car il n'est point de la haute aristocratie. Il est donc dépouillé de ses insignes et emmené jusqu'aux avant-postes ennemis où les Numantins ne veulent pas le recevoir et ainsi admettre la nullité du traité. Son successeur, Marcus Aemilius Lepidus, attaque sous un prétexte futile les Vaccéens et en accord avec le gouverneur de l'Hispania ulterior, met le siège devant Pallantia en - 136. Cette opération est un échec, il bat en retraite, en laissant ses blessés et perd la moitié de ses troupes harcelées par les Pallantins. Les successeurs Lucius Furius Philus et Quintus Calpurnius Pison ( -135) combattent les Numantins mais au moins ne provoquent aucun désastre et s'en sortent sans défaite. A Rome, on ne peut plus supporter cette situation. 

Il fallait en finir et le meilleur officier romain, Publius Cornelius Scipio AEmilianus (Scipio Emilien), le vainqueur de Carthage, est choisi pour exercer le commandement de l'armée en dépit de la loi qui interdit le renouvellement du consulat avant une période de dix ans. Mais il lui est interdit de lever des soldats. Il part néanmoins avec son frère Maximus Emilianus qui a combattu Viriathe et entreprend la réorganisation de l'armée d'Hispania en - 134. Il s'agit tout d'abord de purger le camp de 2 000 prostituées et tous les parasites qui y pullulent. Il rétablit la discipline et redonne confiance à une armée découragée et corrompue. Il évite la bataille, et se contente de détruire les approvisionnement de toute la région, punit les Vaccéens coupables d'avoir vendu des céréales aux gens de Numance et les oblige à reconnaître la suzeraineté de Rome. Le nouveau consul dispose de quatre légions au complet, et des cavaliers numides, les archers et les frondeurs et douze éléphants apportés par le prince Jugurtha, et encore d'auxiliaires ibériques. C'est un total de 60 000 hommes qui investissent une ville comptant seulement huit mille hommes armés. 

Cependant les Numantins lui offrent le combat et Scipio refuse car il sait qu'on ne corrige pas d'un coup, l'indiscipline et la désorganisation. Les escarmouches occasionnées par les sorties des assiégés provoquent la fuite des légionnaires. Alors Scipio se résout à entourer l'enceinte de la cité d'une double ligne de circonvallations avec tours et fossés et de part et d'autre de la cité, il dispose deux camps retranchés reliés par une solide palissade, des machines de guerre sont apportées qui projettent sur les murs une pluie de grosses pierres. Ne voulant pas donner l'assaut, Scipio compte réduire la place par la famine. Les Numantins n'ont pu entasser des provisions et ils manquent bientôt de tout. Scipio défend de tuer les Numantins affamés qui sortent pour fourrager. "Plus ils seront, dit-il, plus ils consommeront vite ce qu'il leur reste de vivres."

Un Numantin audacieux, Rétogène, parvient à forcer les lignes romaines avec quelques compagnons. Ils se rendent chez les voisins et les habitants de Lutia s'apprêtent à les aider, mais aussitôt, les Romains se montrent en force devant la ville et obligent les chefs à livrer les meneurs à qui il font couper les mains. Les Numantins voyant leur dernière ressource se tarir, envoie une ambassade à Scipio, offrant de se soumettre mais demandant à être traité en brave. L'ambassade revient : le consul exige une soumission à merci. L'ambassade est mise en pièces par le peuple furieux. Le siège continue et à l'automne - 133, les Numantins brûlent ce qui reste de leur cité, jettent leurs armes dans le brasier et enivrés de bière locale, s'entretuent. Scipio ne trouve que quelques survivants squelettiques qu'il fait prisonniers. Scipio fulmine sur Numance en ruine, une malédiction solennelle, la fait raser et en interdit la reconstruction. La résistance à l'occupation romaine cesse dans cette région.  

Entre temps, la Lusitanie est soumise par le consul Decimus Junius Brutus, il parcourt la région dans toutes les directions entre -138 et - 136 et, le premier parmi les Romains, atteint vers ce point les rivages de l'Atlantique. Il remporte une grande bataille face aux Gallèques restés jusque là indépendants. Les Vaccéens, les Lusitaniens et les Gallèques soumis, la péninsule à l'exception de la côte septentrionale est, nominalement du moins, assujettie. 

La guerre d'Espagne n'est pas populaire en Italie et le pouvoir, vers - 129 - 128, abaisse le cens de la dernière classe de citoyens susceptibles d'être enrôlés pour admettre 76 000 pauvres. La conséquence de cette décision est déjà visible durant le siège de Numance. Ces légionnaires, sont dévoués à leur chef, éloignés de Rome durant six ans, attendant une récompense pour services rendus au combat, et ont déjà une mentalité de mercenaires. 

La violente révolte des Lusitaniens et des Celtibères, à partir de - 105, oblige Rome à envoyer les consuls Titius Didius dans la province du Nord, et Publius Crassus, dans la province du Sud, de - 98 à 93. Selon Frontin, Titus Didius use d'un stratagème pour tromper l'ennemi. Après un engagement particulièrement sanglant qui dure jusqu'à la nuit, le consul fait rapidement et secrètement enterrer la majorité de ses morts. Le lendemain, quand les Celtibères viennent pour enterrer les leurs, ils constatent qu'il y a beaucoup plus de Celtibères que de Romains et croient avoir eu le dessous et ainsi le consul leur fait accepter des conditions de paix plus dures. Cette "pacification" s'accompagne de cités rasées et de transferts de population des montagnes vers les plaines.



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